L'efficacité de l'Hypnose est-elle reconnue ?

Malgré une application en France depuis le XIXè siècle, qui s'est accélérée dans les années 1950's, l'Hypnose souffre depuis toujours d'une réputation sulfureuse, parfois associée à une forme d'ésotérisme !

Au point que l'Académie de Médecine ne reconnait toujours pas, officiellement, la pratique.




Vers une reconnaissance du monde Scientifique et médical


Ce manque de reconnaissance de la communauté médicale explique aussi que trop peu d'études scientifiques sont menées pour juger de son efficacité.

Il a fallu attendre 2015 pour que l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) publie un premier rapport pour évaluer l'efficacité de la pratique de l'Hypnose.



Rapport de l'INSERM de 2015 : des premières conclusions encourageantes



Les résultats de cette étude ont permis de confirmer que l'Hypnose :


✔ Induit une modification du fonctionnement cérébral,

✔ Est efficace lors d’une anesthésie,

✔ Est efficace pour la prise en charge du syndrome du côlon irritable,

✔ Est efficace dans la prise en charge du stress post-traumatique via l'EMDR (technique de stimulation oculaire couramment utilisée par les hypnothérapeutes),

✔ Permet de réduire la consommation d'antalgiques et de sédatifs,

✔ Ne présente aucun effet indésirable grave.


OK, mais alors quelle efficacité sur la thérapie ???

Cette première étude s'est focalisée sur des résultats quantitatifs (impacts sur la consommation médicamenteuse…) mais n'y a pas intégré d'étude qualitative pour mesurer le ressenti et le mieux-être des patients pendant et après leur prise en charge, ce qui est fondamental quand il s'agit de thérapie !

Cette étude n'a donc pas permis de mesurer l'efficacité de l'Hypnose dans le domaine de la thérapie, en raison de critères de recherche limités.

Cette première étude a le mérite de souligner l'intérêt croissant du milieu médical pour l'hypnose et ses techniques dérivées.
Elle permettra sans doute, lors d'une prochaine étude, de repenser certains critères de recherche pour y intégrer une dimension plus subjective et qualitative.